Depuis les années 1990, Meg Stuart chorégraphie, danse et improvise avec une curiosité inépuisable. Dans ce trio, aux côtés du bassiste Doug Weiss et de la pianiste Mariana Carvalho, elle ouvre un dialogue entre mémoire physique, musique et mouvements, où les corps et les instruments entrent en résonance.
C’est une œuvre intimiste, presque comme un concert en appartement, inspirée par le modèle d’une ballade. Meg Stuart tire des fils invisibles, étire ou projette son mouvement, joue entre explosivité, spirales voluptueuses et piques nerveuses lancées dans l’espace. Les deux musicien·ne·s et leurs instruments sont aussi des corps physiques qui prennent l’espace, l’emplissent avec leurs sons et leurs présences. Dès lors, cette création prend forme, une note et un geste après l’autre, créant une somme de points vifs. Les mouvements rebondissent sur les sons, qui font vibrer le squelette, les muscles et l’imaginaire. Le tout tisse un canevas de recherche en action, une danse vivante qui s’écrit au fil de la musique. Ce trio devient ainsi un groupe sur le qui-vive, attentif aux entrelacements entre musique et danse, pour créer une expérience sensorielle intense, délicate et vibrante à la fois.
Création 2020 / Conception : Meg Stuart, Doug Weiss / Chorégraphie et interprétation : Meg Stuart / Musique : Doug Weiss (bass), Mariana Carvalho (piano) / Création lumières : Emese Csornai / Regard complice : Mor Demer
Production : Damaged Goods