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Solo

Didier Ediho a imaginé Tshota comme un exutoire à un traumatisme personnel. Un épisode ancien où il a été accusé à tort d’avoir provoqué la mort de son petit frère, dans un pays, le Congo, où la sorcellerie et les esprits sont plus que présents. Le résultat est impressionnant de force et de résilience. Et de cette Afrique, aussi. 

Didier Ediho est congolais, basé à Kinshasa, de culture Tetela. Le Tshota, c’est le feu sacré dans cette culture. C’est aussi une cérémonie de vengeance, à la mort de quelqu’un. Quand le frère du danseur décède, sa famille organise ce rituel, estimant qu’Ediho avait provoqué la mort en voulant “relancer sa carrière”. Un événement violent pour l’artiste. Sous le regard de Faustin Linyekula et Daddy Moanda Kamono, il crée ce solo qui “serait peut-être une façon de guérir, de prouver (son) innocence, pardonner, et (...) faire le deuil de (son) frère : un rituel,(...) une délivrance…” Cela passe par son corps, torse nu et flamboyant, tantôt tournoyant, tantôt syncopé. Au fond, un écran. Quelques chaises de plastique. Le tout, sur plateau nu, emmène ailleurs. Dans une Afrique où la sorcellerie est omniprésente dans les têtes et les corps, tentant d’expliquer l'inexplicable.  

Bruxelles
La Raffinerie
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Distribution

Création 2020 / Direction, interprétation : Didier Ediho / Regard artistique : Faustin Linyekula, Daddy Moanda Kamono / Vidéo : Michel Wetshi
Production : Studios Kabako / Coproduction : Institut français Paris / Soutien : Institut français Kinshasa, Alliance française Kisangani 

© Alain Julien