C’est en enquêtrice que Marion Sage mène sa danse. Recherche et analyse nourrissent son propos. D’une part les traces d’un numéro de cabaret joué en pleine Seconde Guerre mondiale à Paris, de l’autre la liberté, le pas, le mouvement, la voix des chevaux et juments sauvages. De quoi composer une conférence dansée à la croisée de l’archive et du mythe.
Jum’s part d’images du numéro de cabaret Le Cheval dansé par l’artiste Julia Marcus, exilée du nazisme au début des années 30. Extrapolant sur cette danse – voire remontant aux chorégraphies interlopes du Berlin des années 1920 –, Marion Sage y articule d’autres mouvements, images et récits. En leur centre, il est question de domestication, d’humiliations à encaisser, d’obstacles à contourner et de trouver des façons d’en rire.
Revendiquant une filiation avec le cabaret politique, la chorégraphe et performeuse se joue des registres. « L’archéologie animale côtoie le fantastique et le croisement entre l’archive de la danse et la mythologie fait émerger un corps hybride qui tente de sortir de ses gonds. »
Création 2024 / Conception et performance : Marion Sage / Création sonore : Anne Lepère / Installation lumière : Estelle Gautier / Costume : Luidgi Bazillier-Flaneau (Goundra) / Réalisation graphique des diapositives : Lucie Caouder
Commande : KLAP Maison pour la danse / Résidences et soutien : Charleroi danse, KLAP Maison pour la danse, CN D de Lyon, Université de Lille, Garage 29 / Aide : Fédération Wallonie-Bruxelles (aide à l’expérimentation), Wallonie-Bruxelles International